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DE 3 ENFANTS À DES MILLIERS DE PAYSAGES … (OU QUAND UN SÉJOUR AU PAIR SE TRANSFORME EN ROAD TRIP)

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Publié le 14 août 2018 par François


« J'ai décidé de partir à nouveau car j'avais déjà fait l'expérience d'un séjour d'un an en famille. C'était en Argentine entre 2012 et 2013, en Terre de Feu, à l'extrême sud du continent sud-américain. Avec le vent, la neige et les pingouins.
Donc ma vie reprend après ce voyage, j'obtiens mon bac et pars à la fac en littérature et civilisation espagnole à Rennes. Quel lien avec au pair me direz-vous ? Aucun ! D'ailleurs, je ne voulais pas m'occuper d'enfants avant le séjour (ni même aujourd'hui d'ailleurs).
La fac me plaît mais je veux aller voir ailleurs, la piqûre du voyage comme ça s'appelle. Je décide en début de deuxième année de partir l'année d'après pour la Nouvelle Zélande, un pays que j'avais dans la tête depuis plusieurs années. Mon niveau d'anglais est vraiment pas fou fou et Apitu est la seule association que je trouve qui ne demande pas de niveau particulier (sauf peut-être savoir appeler les urgences pour les enfants, je pense qu'en cas d'urgence, je peux gérer)
L'année se passe, je pars en saison et je rencontre ma famille par skype en mai 2017. Je suis vraiment trop heureux ! Quelle chance de partir à à peine 21 ans pour un deuxième Grand voyage en hémisphère sud.
Le choix de partir au pair a été un peu par défaut car je n'aime pas spécialement les enfants, je les aime bien mais quand ils sont calmes... (Haha....) mais je me dis que l'expérience en famille est supérieure et je m'adapterai.
Je pars donc le 17 septembre 2017 pour Auckland.

J'arrive en week-end "d'orientation" avec d'autres au pair (que des filles.... Ça commence bien..., beaucoup (trop?) d'allemandes)
Les organisateurs ne font pas vraiment d’effort pour les 3 pauvres français qui ont du mal avec l'anglais mais on tient le coup ! 2 jours de formation sur les premiers secours (très rassurant ! ) et sur comment se passe la vie d'un au pair (enfin pour ce que j'ai compris, avec la vitesse et l'accent néo zélandais si particulier)
Nous sommes tous envoyés dans nos familles respectives.
J'arrive dans une famille où les enfants sont heureux de me rencontrer. Ils sont 3 garçons, 8, 4 et 2ans. Ils sont contents de pouvoir avoir un garçon au pair. Une des premières choses qu'ils m'aient dit. On va pouvoir courir et faire du sport. Le bonheur pour eux ! Le bonheur pour moi aussi, je l'avoue.
Les premiers jours se passent plutôt bien même s'ils me testent. J'accroche très vite avec les deux plus jeunes. Le plus petit s'endort sur moi dès le premier jour.
Je rencontre les autres au pair de la ville (Morrinsville, 7000 habitants, milieu de l'île du Nord mais proche de beaucoup de choses très intéressantes).
Je rencontre Marie, ma voisine de portail, une française de 26 ans qui s'occupe de 2 garçons, avec qui j'accroche tout de suite. La passion du handball et nos racines bretonnes ont sûrement aidé
(je decouvrirai plus tard que nous sommes cousins germains.... Ici, en Nouvelle Zélande dans un village perdu... Le monde est petit). Les autres filles sont allemandes, elles ne font pas beaucoup d'efforts pour parler en anglais à table même entre elles et nous n'arrivons pas à suivre les conversations, c'est assez désagréable. Nous avons essayé d'en parler mais ça ne s'arrange pas. Je perdrais peu à peu de vue au long du séjour.

Parlons des parents, la maman est enceinte de 7 mois d'un 4e enfant (dont je ne devrais pas m'occuper) mais continue à travailler de nuit en tant qu'infirmière pour des personnes handicapées moteur.
Le père est chauffeur routier et fait des horaires de fou. J'étais prévenu avant d'arriver que j'allais faire beaucoup d'heures.
Cela se passe plutôt bien mais je ne suis pas très inspiré pour trouver des activités pour les enfants, Playschool, l'association sur place m'aide bien et ça va. Toujours un peu de difficultés à me faire respecter avec le plus grand de 8 ans (qui est hyperactif...).
Un  week-end, nous partons pour Wellington (6h de voiture) avec la maman et les enfants (le père ne peut pas venir). La maman est enceinte de 8 mois. A 2h de la capitale néo zélandaise, la maman se rend compte qu'il se passe quelque chose avec le bébé et me le fait remarquer discrètement sans faire peur aux enfants. Elle doit vite aller à l'hôpital et je reste m'occuper des enfants. Je reste une nuit entière seul avec les enfants (cela ne se passe pas très bien car il y a très peu d'activités là où nous sommes et les enfants s'ennuient. Ils testent également mon autorité) près de Wellington en attendant que le père arrive. Je suis "libéré" à son arrivée pour aller voir des amies que j'avais prévu de voir.
Fausse alerte, l'enfant n'est pas né mais la maman doit rester en observation à l'hôpital. Nous rentrons à Morrinsville avec le père et les enfants. Sur la route du retour, appel de l'hôpital, en fait le bébé arrive bien ! Demi tour !! Le papa rate l'accouchement... Nous restons quelques heures à la clinique car le bébé semble avoir un problème. Il a une infection au foie... La nouvelle s'abat comme ça. Nous restons deux jours sur place mais nous devons bien rentrer car les enfants doivent aller à l'école et le papa travailler.

C'est à ce moment-là que le travail fut difficile, j'ai fait des horaires de 6 à 20h (payés bien sûr). Je faisais les mêmes que le papa en fait... Vous imaginez nos têtes le soir, on faisait pas long feu...
Mais le travail n'est pas plaisant, l'enfant de 8 ans n'est pas tenable et je ne m'entends pas spécialement avec le papa, nous n'avons rien en commun.

Par contre, les week ends à découvrir sont géniaux, quel beau pays ! On en prend plein les yeux tout le temps, c'est incroyable ! Les néo zelandais (les kiwis je devrais dire) sont hyper accueillants et j'ai passé de super week ends à les rencontrer.
Je pars souvent avec Marie, je saiiis, c'est pas bien car je ne parle pas anglais blabla mais elle est cool.

Je décide un week-end sur le Tongariro Alpine Crossing (une des plus belles randos que j'ai faite dans ma vie, vraiment! Elle est ouf) de quitter la famille sans en chercher une autre derrière. Car je pense que les enfants c'est pas pour moi. Je ne prends pas de plaisir à m'occuper d'eux de manière générale donc autant arrêter.
À ma grande surprise, la famille comprend et me laisse partir. J'en avais parlé à l'agent Playschool sur place qui m'avait soutenu et ça m'a beaucoup aidé.
Je suis parti un mois après, le 9 décembre, le temps que la famille (franchement dans le pétrin sans au pair) se retourne.

J'ai eu l'excellente idée en étant dans la famille d'acheter une voiture pour les week ends. Je trouve des gens sur facebook ou sur la route et je pars parcourir la Nouvelle Zélande du nord au sud. Ce pays est vraiment chouette ! Que ce soit au niveau des gens que des paysages (bon, la bouffe, bof bof, c'est pas les rois dirons-nous....). Je n'ai jamais été déçu pars ces deux mois et demi de voyage (merci papa et maman de m'avoir renfloué les caisses sur la fin) à travers l'archipel et l'Australie.
J'ai profité à fond ! À aucun moment, je n'ai regretté d'avoir quitté la famille. Je n'étais pas moi là-bas.
Il y a tant de choses à voir là-bas, que ça mérite vraiment de vider complètement son compte là-bas!
Malgré cette mauvaise expérience, qui, je vous rassure fut la seule autour de tous les autres au pairs que j'ai rencontré à travers le pays et en Australie. Je suis vraiment heureux de ce voyage. J'ai plein d'autres projets dans la tête. Ma mère me dit que je vais finir mes études à 30 ans, peut-être, on verra.

Merci Apitu et surtout Playschool New Zealand qui m'ont bien soutenu dans cette épreuve.»


Union Française des Agences Au Pair International Au Pair Association Au Pair in America UCIAD Dol de Bretagne